Education et Santé
pour les enfants du monde

Que se passe t- il au Cambodge ? Comment vont les 600 jeunes de Ta Pen ?  Nous répondons aux questions que vous nous posez. 

Situation au Cambodge

La propagation fulgurante du Covid-19 nous impacte tous et n’épargne pas le Cambodge qui a fermé ses frontières. Même si le nombre de cas identifiés de COVID-19 est, selon le gouvernement, encore très réduit (122 cas le 16 avril dont 30 touristes français ayant voyagé dans les environs de Ta Pen !), le brassage de population doit être résolument freiné. Les écoles sont fermées depuis le 16 mars. Les festivités du Nouvel An Khmer ont été annulées par le Gouvernement et les déplacements restreints au niveau des provinces.

Impact sur l’école de Ta Pen

Tous les enfants ont arrêté leurs études et sont retournés travailler dans les champs pour aider leurs parents. Jusqu’à quand ? … Avant la fermeture de l’école de Ta Pen, les élèves du primaire et du collège ont reçu par notre partenaire Bandos Komar une formation spécifique sur le Covid-19 et sur les mesures à adopter pour se protéger et éviter la propagation du virus.

Pour le moment, tous nos collègues, amis et élèves cambodgiens sont en bonne santé. Vous êtes nombreux à nous demander de leurs nouvelles et ils sont bien sûr très touchés par votre solidarité. Les employés et professeurs de l’école sont normalement rétribués. Nous réétudierons début mai la politique salariale du Don du Chœur en fonction de l’actualité.

Impact sur les élèves « postgrades »

Nos élèves qui poursuivent leurs études secondaires à Bakong pour obtenir le Baccalauréat, et ceux qui suivent une formation professionnelle à Siem Reap sont désormais rentrés chez leurs parents à Ta Pen après avoir réussi leur premier semestre ! Nous les félicitons tous.

Pendant cette période, nous suspendons notre participation financière à leur soutien scolaire mais conservons leurs logements en ville pour qu’ils puissent reprendre leurs études dès la réouverture des écoles.

Impact sur les familles

Comme vous le savez, le niveau de vie des familles rurales de Ta Pen reste encore trop bas, bien qu’il ait augmenté significativement ces dernières années, en partie grâce à la présence de l’école. Les ventes de produits agricoles (en particulier les mangues, très cultivées à Ta Pen) souffrent terriblement de la fermeture des hôtels et restaurants. Le marché du tourisme est à l’arrêt. Si cette crise se prolonge, Ta Pen risque de retomber dans une économie de survie.

Dans ce contexte difficile, nous souhaitons rester proches des familles les plus vulnérables. Nous leur distribuons des légumes du potager de l’école en complément du riz offert par l’Etat et nous les indemniserons en cas de besoin d’hospitalisation de leurs enfants.

L’école de Ta Pen joue son rôle de port d’attache pour les familles en difficulté et assure une gestion prudente pour préparer le redémarrage… Dans combien de temps ?